Je me présente aux élections législatives
du 10 et 17 juin 2007
dans la première circonscription de Gironde
en représentant le Parti pour la Décroissance.
Vous pouvez télécharger mon dossier de presse
en PDF en cliquant ici.
LA DÉCROISSANCE
QUESTIONS-RÉPONSES
ORIGINES
Qu’est-ce que le Parti pour la Décroissance ?
- Il a été créé en avril 2006 par des
écologistes et des antipublicitaires venus de la publication de
deux revues : “Casseurs de pub” et “La
Décroissance”.
D’où vient l’idée de la décroissance ?
- Le principe de freiner la machine industrielle est très ancien
et appartient à l’écologie.
- Le Club de Rome publie en 1972 un rapport “Halte à la
croissance” qui introduit la notion de croissance zéro.
- Nicholas Georgescu-Roegen, mathématicien et économiste
américain, applique la loi de l’entropie à
l’économie - la dégradation des ressources
naturelles s’oppose à une croissance sans limite - et
appelait à une décroissance économique, dans les
années 80.
Ce mouvement existe-t-il ailleurs qu’en France ?
- Il marche très fort en Italie, démarre en Espagne,
balbutie au Portugal.
DÉFINITIONS
Qu’est le concept de décroissance ?
- Le concept de décroissance n’est pas
une idéologie mais un moyen.
- Il est limité jusqu’à aboutir
à un niveau d’équilibre, il est soutenable.
Qu’est-ce qu’une société de croissance ?
C’est plus qu’une société
avec de la croissance. C’est une société
structurée autour de la croissance.
Qu’est-ce que la croissance ?
- C’est la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut),
c’est-à-dire de la production annuelle de biens et de
services marchands. C’est une mesure de la productivité,
purement quantitative, qui ne mesure pas les gains ou pertes en
bien-être.
Plus globalement, le PIB mesure les recettes, pas
les dépenses. Il ignore la facture de nos productions.
Quand a commencé la croissance ?
- Depuis deux siècles et demi environ. Depuis le début de
l’ère industrielle.
Quand a commencé la mondialisation ?
- Non pas avec la mondialisation du marché avec Christophe
Colomb mais avec la marchandisation du monde après la chute du
Mur de Berlin (1989).
LE FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME
Quelles sont les armes du système ?
- La publicité, l’obsolescence programmée et le
crédit.
Comment fonctionnent-elles ?
- La publicité, première dépense mondiale
après l’armement (500 milliards de dollars par an), pousse
à l’insatisfaction.
- L’obsolescence programmée est le sabotage volontaire des
produits qui en programme l’usure.
- Le crédit endette les ménages pour 80 % du PIB.
INDICE DE MESURE
Comment mesurer notre empreinte écologique ?
- L’espace bioproductif de la Terre est de 1,8
hectare par habitant. Or nous en consommons 2,3. Donc, ça ne
peut pas durer.
Cela correspond à 3 planètes par
français (si tout le monde vivait comme nous), 6 par
américain.
A qui prenons-nous l’espace bioproductif ?
- Les pays du Nord sont aidés par les pays pauvres qu consomment
moins d’espace bioproductif.
LE CONSTAT
Cela peut-il durer ?
- Non. Avec une croissance de simplement 2 % par
an, nous consommerons 30 planètes en 2050.
Qu’est-ce qui va décroître malgré nous ?
- Il nous reste 20 ans de zinc, 36 ans de cuivre, 50
ans de nickel, 20 ans de plomb, 40 à 60 ans de pétrole,
70 ans de gaz naturel, 60 ans d’uranium. Nous pouvons ajouter
l’eau potable, les terres cultivables.
Quelles conséquences ?
- Une grave crise économique, environnementale, sociale,
humaine, et une décroissance brutale et obligée.
Y a-t-il d’autres conséquences ?
- Une dégradation de l’environnement. Atteinte de la
couche d’ozone, réchauffement climatique, perte de la
biodiversité, pollutions en tout genre, atteinte de notre
santé (obésité, ancers, diabètes, maladies
cardiovasculaires…).
Quelle sont les conséquences économiques de la croissance
?
- Étant basée sur une exploitation des ressources du
tiers-monde, elle creuse les inégalités.
- Le rapport entre les revenus des plus riches et des classes moyennes
est passé de 50 à 2400 en 30 ans.
- Depuis 1980, le chômage a crû de 50 % alors que le PIB a
crû de 156 %.
LES SOLUTIONS
Comment retrouver une empreinte écologique inférieure
à une planète ?
- Il suffit de revenir à une consommation des
années 70. Or, le consommateur ne consomme guère plus.
C’est le déplacement de chaque produit qu’il
consomme qui fait la différence.
Quelles solutions ?
- Internaliser les coûts de transport (un camion use une route
comme 300 voitures. Il doit payer 300 fois plus).
- Relocalisation des activités.
Une vie plus localisée supprimera les énormes frais du
“déménagement
planétaire” (les transports induits par la
délocalisation).
- Retour à l’agriculture paysanne et biologique
(créatrice d’emplois). On
pourrait ainsi passer de 2 ou 3!% de paysans (aujourd’hui)
à 10!% (demain).
- Convertir les gains de productivité en réduction de
temps de travail.
En deux siècles, les gains de productivité en
augmenté 30 fois. On
pourrait produire moins et travailler moins.
- Stimuler la production de biens relationnels à l’inverse
des biens matériels.
Plus on consomme des biens comme le savoir ou l’amitié,
plus il y en a.
- Réduire le gaspillage d’énergie.
- Réorienter la recherche vers les énergies renouvelables
(bois, solaire,
hydroélectricité, géothermie, énergie
marémotrice, éoliennes…)
- Pénaliser les dépenses de publicité.
- Revenir à un protectionnisme relatif. La société
doit être conçue comme un organisme avec un système
immunitaire.
CONSÉQUENCES DES SOLUTIONS
Cela va-t-il créer du chômage ?
- Il s’agit au contraire de partager le
travail. Nous produisons 30 fois plus qu’il y a deux
siècles et nous sommes en valeur absolue 5 fois plus riche
qu’après la guerre. Il y a de quoi travailler moins tout
en partageant le travail et les revenus.
Ne peut-on compter sur des solutions technologiques ?
- Le miracle de la science ne peut aller contre le principe de
l’entropie qui est un principe de réalité.
Le nucléaire est-il une solution ?
- Non, car il n’y a pas assez d’uranium.
Quel est votre rapport avec la loi ?
- Il s’agit de recréer des limites, donc
de revenir à des lois et de cesser les
déréglementations.
Refusez-vous la technologie ?
- Non, à condition d’en maîtriser les effets
secondaires. Nous acceptons une technologie au service de l’homme
et non l’inverse.
Y a-t-il un état d’esprit de la décroissance ?
- Oui, c’est un choix de simplicité volontaire. Un choix
de retour au qualitatif, c’est-à-dire aux relations
humaines, aux échanges culturels, à la croissance du
bien-être et de la santé…